La Bouche de Fer

IV - La République libertaire des Conseils (7 avril - 13 avril 1919).

mardi 16 décembre 2008

Comme l’écrit Rosa Meyer-Leviné : “ C’est à Toller, le président des indépendants et aux deux anarchistes très populaires Mühsam et Landauer que revenait le véritable pouvoir ” [1]. Encore faut-il nuancer, Meyer-Leviné est une participante aux événements, trop impliquée pour être objective. Dans le cas des deux anarchistes il s’agissait bien plus d’influence. Les propositions de Mühsam ont été longtemps repoussées avant qu’il ne se montre persuasif, y compris auprès de Landauer. Il a fallu une propagande acharnée et une présence systématique lors des évènements révolutionnaires.

 Le programme de la République.

C’est Mühsam qui a rédigé le texte de la proclamation signé ensuite par Toller. Le voici dans ses grandes lignes [2] :

“ La dictature du prolétariat est une réalité !

Nous prenons tout de suite contact avec la Russie et la Hongrie ! Il n’y a plus de rapport entre la Bavière socialiste et le gouvernement de l’empereur.

Un tribunal révolutionnaire sanctionnera tout acte réactionnaire. Les mensonges de la presse vont cesser : la nationalisation des journaux assurera la vraie liberté de la presse pour le peuple révolutionnaire.

Le nouveau gouvernement organisera aussi vite que possible de nouvelles élections, sur lesquelles se fondera le système des conseils qui laissera au peuple travailleur le pouvoir de décision (…) Sur le modèle de la République des conseils, la société socialiste s’étendra et ne connaîtra plus de chômage ni de pauvreté.

En union avec la Russie révolutionnaire et la Hongrie la nouvelle Bavière instaurera l’internationale révolutionnaire et montrera au monde les chemins de la révolution.

Prolétaires vivez en paix les uns avec les autres !

Nous n’avons qu’un ennemi commun : la réaction, le capitalisme et l’exploitation. Et c’est contre cet ennemi que tous les partisans de la lutte doivent rester unis.

Au travail ! Chacun à son poste !

Vive le peuple libre bavarois !

Vive la république des conseils ! ”

Il semble que Mühsam se soit laissé un peu emporter par l’exemple de la révolution russe puisque ce texte aurait pu facilement être revendiqué par le K.P.D. : on y trouve même la notion de dictature du prolétariat ! Un autre militant allemand, Rudolf Rocker réfutera plus tard ce genre de confusion dans un article intitulé “le Système des Soviets ou la Dictature du Prolétariat ? ” en écrivant : “ L’idée des “soviets ” est une expression définie de ce que nous entendons par la révolution sociale ; elle correspond à la partie constructive tout entière du socialisme. L’idée de la dictature est d’origine purement bourgeoise et n’a rien de commun avec le socialisme ” [3]. Plus tard, Mühsam prendra conscience de l’ambiguïté de ce concept et déclarera que “les anarchistes ont raison de se servir le moins possible du terme de “dictature du prolétariat ” [4]. Mais sur le moment il le revendique sans ambigüité.

 Les responsables de la République.

Un conseil des commissaires du peuple qui va devoir gérer les affaires publiques est élu. Il a pour président Ernst Toller. Cet écrivain, bien qu’adhérent de l’U.S.P.D., est un grand admirateur de Landauer et on peut le situer à cette époque dans la mouvance libertaire. Gustav Landauer est commissaire à l’Instruction publique et à la Culture. Les témoignages divergent sur ses attributions puisque Mühsam en parle comme du commissaire à l’information et à la propagande [5]. Or, nous savons que Landauer a élaboré une réforme de l’éducation. Il est possible qu’il cumulait les postes de responsabilités… Aux affaires étrangères se trouve le docteur Lipp qui s’avéra complètement fou et que Toller contraindra à démissionner. Ce malheureux incident sera bien sûr exploité par la propagande contre-révolutionnaire, Lipp devenant représentatif des conseils ! Récemment un historien, P. Broué, reprend bizarrement cet amalgame sans grand intérêt mais trop souvent évoqué… [6]

A l’Intérieur a été choisi un certain Soldmann et au Commerce Paulukum, qui est membre du R.A.R. Le responsable des Finances est Silvio Gesell, un partisan d’une monnaie libre, que Mühsam considère comme anarchiste (certains le qualifie d’anarcho-capitaliste) et qui appartient au courant allemand des disciples de Proudhon. Dans son livre Pour le socialisme (1911), Gustav Landauer cite le nom de Silvio Gesell parmi les penseurs les plus audacieux aux côtés de Kropotkine, Elisée Reclus ou Proudhon. Ce n’est pas une exagération si l’on se réfère à l’ouvrage principal de Gesell, L’Ordre économique naturel, où il développe des propositions contre la spéculation qui sont redécouvertes aujourd’hui par certains économistes à l’heure de l’ altermondialisation… .

Nous n’énumérerons pas tous les commissaires du peuple. Signalons quand même parmi les obscurs qui participent à cette république, un anarchiste, Ret Marut dont le nom ne dira peut être rien. Sous ce pseudonyme se cachait le célèbre écrivain Traven, l’auteur du Trésor de la Sierra Madre. Il travaille à cette époque avec Landauer et s’occupe du comité de propagande et surtout de la presse.En janvier 1919, dans son journal Der Ziegelbrenner, il proposait des mesures, qui sont toujours d’actualité en faveur d’une presse libre : “Aucun journal, aucune revue offrant des articles (…) qui traitent de politique, d’économie, ou de politique commerciale, n’aura le droit de publier des réclames (…) Un journal ou une revue qui ne peut subsister dans revenus publicitaires n’a aucun droit à l’existence.” [7]. Marut/Traven est chargé aussi de la lutte anticléricale, un combat difficile dans la très catholique Bavière. Les autres membres du conseil appartiennent à la Ligue des Paysans de Gandorfer, surtout soucieuse de modérer cette révolution (en épargnant la paysannerie).

Curieusement, le principal instigateur de la République des Conseils, Erich Mühsam n’accepte qu’un poste secondaire, celui des relations avec l’Europe orientale. Dès le 7 avril, il entre en contact - par radiogrammes - avec Moscou et Budapest et communique à Lénine les premières décisions révolutionnaires.

 L’opposition des communistes.

Il s’explique sur ce semi-retrait dans ses mémoires : “De Eisner à Léviné” Il aurait agit ainsi à cause du boycott du K.P.D., les communistes jugeant que la République était inopportune. Devant ce refus d’une démarche unitaire, Mühsam aurait même demandé au communiste Axelrod s’il n’était pas trop tard pour revenir en arrière. C’est du moins la version que donne Mühsam à posteriori. Il faut dire que ses mémoires, “Von Eisner bis Léviné”, étaient destinées à Lénine et donc suspects d’autocritique passagère !

L’opposition du K.P.D. peut paraître étrange puisque les communistes étaient à la traîne derrière les anarchistes, approuvant leurs initiatives. Mais entre-temps, la direction du Parti a envoyé de Berlin un responsable “orthodoxe ”, Eugen Leviné. Ce militant d’origine russe a participé auparavant en Ukraine à l’agence de presse Rosta, ancêtre de l’agence Tass. A Berlin, il fait partie des Spartakistes qui s’emparent du siège du quotidien social-démocrate Vorwäts en décembre 1918 avant d’en être délogé par l’armée (11 janvier 1919). Rescapé des combats berlinois, il arrive en Bavière et reprend en main le groupe munichois, en supplantant les anciens responsables. “ Son autorité discrète et posée fit que Max Levien put s’écarter sans rancœur ni jalousie, avec le même naturel qu’il aurait sans doute offert sa place à une vieille dame ” [8].

Leviné tente aussi de calmer les militants de base. Sa femme rapporte certains propos tenus par des membres du K.P.D. à l’égard des anarchistes : “ Ce qu’ils font le parti ne le fait pas, disaient-ils. L’essentiel c’est d’être révolutionnaire.” [9]. Au contraire Leviné déclare à propos de Mühsam : “ Personnellement Mühsam est un ami mais politiquement c’est mon adversaire ”. Et il le prouve en calomniant l’anarchiste, qui est même molesté en se présentant à un meeting de Léviné. Etrange conception de l’amitié…

Il faut toute l’autorité de Leviné et de Levien, gagné à ses thèses pour empêcher la majorité des communistes de rejoindre malgré tout la nouvelle république et Léviné doit même exclure du Parti l’un des récalcitrants, Wilhelm Reichart qui a accepté le poste des Affaires militaires (c’est-à-dire l’organisation d’ une garde rouge) à la demande de Mühsam.

Officiellement Leviné refuse de participer à la République parce qu’elle lui semble prématurée. Elle a été proclamée selon lui autour d’un “tapis vert” ou d’une table “de café” et s’apparente à une “mascarade”. Il faut dit-il une plus grande préparation en donnant une impulsion aux conseils d’usines mais ces arguments n’expliquent pas le refus du K.P.D. En fait, Leviné veut sans doute y jouer un rôle dirigeant. “ Nous ne pouvons participer qu’à une république qui serait proclamée par les conseils eux-mêmes. Et seulement si la majorité des représentants de ces conseils est constituée par des communistes. Car nous ne pouvons participer qu’à un gouvernement qui appliquerait une politique communiste, et seuls des communistes peuvent faire cette politique ” [10].

Mühsam attend en vain un soutien unanime des conseils qui ne peut se faire à cause du K.P.D. Cette situation se confirme le 11 avril lors d’une grande assemblée des conseils d’usines. Les dirigeants communistes, Léviné en tête réaffirment leur opposition tandis qu’un flottement règne parmi certains de leurs militants.

 Difficultés.

L’opposition du parti communiste affaiblit considérablement la nouvelle République. Si les ouvriers arpentent les rues en habits du dimanche, dans une atmosphère de fête (que l’on retrouve pendant la Commune ou, plus tard à Barcelone en 1936) tandis que les bourgeois se terrent, la révolution ne s’étend pas plus loin que les faubourgs de Munich. Les corps francs, ces groupes paramilitaires d’extrême droite, tiennent le nord de la Bavière. Les ouvriers de Nuremberg essayeront en vain d’imiter leurs camarades de Munich au cours de sanglantes batailles de rues.

Depuis Bamberg où il s’est réfugié, Hoffmann cherche à recruter des troupes pour renverser la République des conseils. Celle-ci ne peut guère compter que sur la région de Munich. Toutes les tentatives révolutionnaires dans le Nord de la Bavière comme à Nuremberg ou à Wurtzburg ont échoué dans le sang. Même les campagnes sont hostiles à la révolution. Les maigres effectifs des conseils paysans ne peuvent rien contre la propagande du réactionnaire Eisenberger. Munich subit un boycott du ravitaillement en denrées alimentaires.

“ Je savais que c’était précisément hors de la ville, avec l’aide des plus arriérés et des plus nantis des moyens propriétaires que l’on avait conçu le beau projet de réaliser la révolution agraire. Juste en terre bavaroise ! Alors que dans tous les pays à l’est de l’Elbe les latifundia restaient aussi intacts que dans l’Italie du Sud pour permettre aux “gouvernants ” sociaux-démocrates de s’y faire inviter à la chasse par les junkers (grands propriétaires, NDLA), on espérait amener par de beaux discours les koulaks bavarois à renoncer avec enthousiasme à leurs biens fonciers ” [11].

Ce témoin, Adrien Turel, constate avec raison que le caractère de la propriété foncière jouait en défaveur des révolutionnaires bavarois. Si l’on ajoute à cela la traditionnelle opposition entre la ville et la campagne, les chances de gagner les paysans à la cause étaient réduites. Envoyé comme commissaire dans les campagnes, Turel est assez mal accueilli par les villageois : “ Je me trouvai donc en tête-à-tête, moi et tout mon talent, avec ces gars dont chacun avait chez soi son fusil de chasse et qui, les uns comme les autres, attendaient en toute confiance l’arrivée des gardes blancs ” [12].

Peu après son départ, Turel apprendra que des paysans le cherchaient pour lui régler son compte !

Un projet anarchiste ?

Malgré ces difficultés, les commissaires promulguent de nombreux décrets. E. Volkmann en cite quelques-uns uns :

“ Landauer réforme le régime de l’instruction et de l’éducation. Il déclare : “Chacun travaillera selon ce qui lui semblera bon ; tout assujettissement est supprimé, l’esprit juridique n’a plus cours.” Les instituteurs et les fonctionnaires en charge seront destitués au plus tôt, les examens et les titres universitaires seront réduits au strict minimum. Tout citoyen de dix huit ans révolus a le droit de fréquenter les universités. L’enseignement de l’Histoire, cette ennemie de la civilisation, est interdit.

Un commissaire du peuple préposé au régime de l’habitation ordonne la réquisition de tous les logements sur le territoire de Bavière. Chaque famille n’aura droit dorénavant qu’à un seul living-room, à côté de la cuisine et des chambres à coucher. D’autres dispositions ont trait à la socialisation intégrale, avec renouvellement intégral du système des finances et des devises ” [13].

 Les raisons de l’échec.

Ces mesures ne seront jamais appliquées, par manque de temps et aussi parce que les institutions mises en place par les révolutionnaires sont inefficaces. Le projet d’une armée populaire ne peut voir le jour, faute de moyens. Les riches refusent de remettre leurs armes. Leviné écrit assez justement dans Die Rote Fahne, le journal des communistes :

“ En Bavière, pas un seul prolétaire n’a reçu d’arme. Pas un seul bourgeois ne s’est vu retirer les siennes. Alors que le prolétariat cherche à comprendre et se presse aux réunions, il ne doit plus se trouver dans la rue au delà de huit heures du soir… (à cause du couvre-feu, NDLA).

Le colonel Epp (chef des corps francs, NDLA) rassemble déjà ses volontaires. De partout, la bourgeoisie envoie ses étudiants et autres fistons pour l’aider ” [14].

Malgré le parti pris de Leviné, il est vrai que la République était fortement menacée. A l’intérieur même de Munich, le nouveau régime, généreux mais peu gressif, est miné par le sabotage et sa faiblesse l’empêche de prendre des mesures efficaces. Mais le danger immédiat vient surtout des divisions politiques. Les communistes organisent de nombreux meetings et proposent de constituer de nouveaux conseils (des “conseils de travail ”) qui seraient bien sûr sous leur influence. Une réunion se tient le 9 avril à la brasserie Mathoeser. Leviné incite les participants à renverser la République des conseils et à donner le pouvoir au K.P.D. Il va obtenir gain de cause lorsque Toller demande la parole et convainc l’assistance de renoncer à ce projet.

Le comportement de Leviné provoque des conflits au sein du parti. Lorsqu’il demande à ses sympathisants de quitter le R.A.R., certains militants démissionnent du K.P.D. ou agissent contre les consignes de la direction mais celle-ci obtient gain de cause puisque le R.A.R. finit par éclater.

 La fin de la première République.

Entretemps, Hoffmann rassemble huit mille hommes qui passent à l’action le 13 avril. Ce jour là, une partie de la garnison de Munich officiellement ralliée aux Conseils s’empare de la ville par surprise. Dans la nuit, Erich Mühsam et douze commissaires du peuple sont arrêtés et emmenés jusqu ‘à la forteresse d’Ansbach où ils resteront détenus. Des affiches placardées dans les rues proclament l’état de siège et la destitution du conseil central. Ainsi s’achève la première République des conseils. Après quelques jours, les poètes et les écrivains qui la dirigeaient sont brutalement évincés.

Comment cette République a-t-elle pu s’effondrer aussi vite ? Nous avons évoqué l’attitude du K.P.D. mais l’opposition des communistes n’est pas la seule raison de l’échec de la République. L’inexpérience de ses délégués, le manque de coordination et de moyens ont pu jouer. De plus des militants comme Landauer préféraient les envolées lyriques aux problèmes terre à terre. Ici nous citerons encore une fois Adrien Turel parce que ce témoin relève systématiquement les défauts de la République au cours de son séjour en Bavière. Ses remarques sont significatives :

“ A Munich, en mars 1919, je ne m’intéressai en aucune façon à la déplorable rhétorique des réunions aux cours desquelles Gustav Landauer et ses pareils perdaient un temps précieux à pontifier à propos des problèmes de l’éducation du peuple ou bien philosophaient sur les dispositions des bons bourgeois et des philistins à se muer en cosmopacifistes ” [15].

Turel fait probablement allusion au discours de Landauer intitulé “les philistins ” [16], particulièrement fumeux et hermétique, défaut que l’on retrouve souvent dans l’œuvre de ce militant. Mais cela ne doit pas faire oublier que Landauer était très apprécié en public et savait captiver les foules [17]. Mais peut-être aurait-il mieux valu les inciter à l’action… Un manque de réalisme chez certains révolutionnaires semble évident. Cependant n’accablons pas trop les représentants des conseils. Il est un peu facile de parler de lenteur dans les décisions alors que la République a duré une semaine !

Par ailleurs, le comportement équivoque de militants du S.P.D. est à signaler. L’un d’eux, Ernst Schneppenhorst excite les soldats contre la République puis s’enfuit rejoindre les contre-révolutionnaires, en dirigeant la repression dans le nord de la Bavière. Des historiens avancent la thèse d’une provocation de la part de cet individu qui poussa à la proclamation de la République des conseils afin de créér un antagonisme irréversible. Son engagement dans la République des conseils était controversé dès le début comme le montre Mühsam qui polémiqua avec lui après avoir découvert l’existence de tracts distribués à Nuremberg appellant la troupe à marcher sur Munich. Ces tracts étaient signés de Schneppenhorst qui réussit pourtant à se disculper [18].

Pour Lionel Richard, il y a surtout un opportunisme du S.P.D. qui soutient d’abord la République des conseils puis change de camp dès les premières difficultés [19]. En tout cas, cela n’explique pas pourquoi la fuite de Schneppenhorst précède de peu le coup de force, ni la coordination entre Hoffmann et les putschstes que les sections du S.P.D. devaient connaître ! Cependant il ne faut pas faire d’amalgame, certains ouvriers sociaux-démocrates sont réellement furieux de la trahison du 13 avril et participent aux troubles qui suivent l’annonce du putsch. En effet, malgré la promesse fallacieuse du maintien des conseils, les masses organisent la riposte contre les putschistes.

[1] R. Meyer-Léviné, op. cit., p. 159

[2] E. Mühsam : Von Eisner bis Léviné, se reporter à la récente traduction française, op. cit. p.75

[3] R. Rocker, in A. Skirda : Les anarchistes russes et les soviets, Paris, 1973, p. 173

[4] Voir E. Mühsam : La Société libérée de l’Etat, op. cit., p.158 (traduction différente)

[5] “Wo ist der Ziegelbrenner ?”, article reproduit en annexe

[6] P. Broué : Histoire de l’Internationale communiste, Paris, 1997, p. 102

[7] Ret Marut/Traven : Dans l’Etat le plus libre du monde, Paris, 1994, p.32

[8] R. Meyer-Léviné : op. cit. , p. 147

[9] R. Meyer-Léviné, op. cit. p. 144

[10] R. Meyer-Léviné, op. cit., p. 154

[11] A. Turel : “De Spartacus à la Commune de Munich”, in Témoins, n°18-19, automne-hiver

[12] op. cit., p. 26

[13] E. O. Volkmann : La Révolution allemande, Paris, 1933, p. 187

[14] R. Meyer-Léviné, op. cit., p. 160

[15] A. Turel, op. cit., p. 24

[16] Discours reproduit dans T. Dorst : Die Münchner Räterepublik, Ed. Suhrkamp, 1966

[17] La transcription d’un de ses discours comporte les réactions du public. G. Landauer : “Rede über die Sicherung der Revolution”, in Erkenntnis und Befreiung, All., Ed. Suhrkamp, 1976

[18] E. Mühsam : Von Eisner bis Léviné, traduction française, op. cit., p. 57

[19] Lionel Richard, op. cit., pp. 206-207


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