La Bouche de Fer

Gare l’explosion

Périsse le gouvernement révolutionnaire, plutôt qu’un principe.

lundi 1er décembre 2008

Du 15 vendiémiaire. L’an III de la République Française, une & indivisible.

Républicains,

II y a mépris violation des droits de l’homme lorsqu’un habitant de la cité est plongé dans les cachots pour avoir défendu les principes de la souveraineté du peuple.

Il y a deuil pour la patrie lorsque les tyrans qui l’oppriment, triomphent ; lorsque les bons citoyens qui la défendent gémissent.

Il y a patriotisme opprimé lorsqu’une victime de Lafayette, de la commission des douze, de l’inquisition révolutionnaire, est laissée sous la griffe des ambitieux.

Républicains, le souffrirez-vous ? oubliez les individus, mais pensez aux principes dont ils ont été les propagateurs, et surtout lorsque dans leur zèle désintéressé ils ont fait le bien pour le bien lui-même.

N’en doutez pas, ce sont let vérités crues dites à la tribune du club électoral qui m’ont valu ma nouvelle retraite au Plessis. Si du fond du cachot, ma pensée peut encore parvenir au peuple, je me réjouis ; les tyrans m’auront en vain persécuté ; ils n’auront fait qu’accroître mon zèle, loin de le rendre impuissant.

Mouchards, recors, surveillants à gage, vite sur pieds : je donne le bal aux ambitieux. Ma franchise peut offrir un vaste champ aux délations. Vos témoignages ne seront pas douteux. Vous aurez en main des preuves écrites… Espèce vile ! Je n’ai obéi à l’ordre injuste dont vous étiez porteurs, je ne vous ai laissé violer mes foyers, que dans l’espoir de traiter d’égal à égal avec les tyrans, vos maîtres, devant le tribunal du peuple.

On m’accuse de contre-révolution. Je devance ma traduction devant les juges : le fait est constant… Je me regarde comme convaincu, si par contre-révolution l’on entend l’opposition au gouvernement révolutionnaire. J’obéis provisoirement à sa tyrannie ; sans oublier ma portion de souveraineté, par la censure que nous avons tous droit d’exercer sur les décrets rendus. Je me servirai de défenseurs officieux, je plaiderai contre un gouvernement nationicide en faveur de la déclaration des droits de l’homme ; je me porterai accusateur d’une poignée d’ambitieux, assez forts peut-être pour braver la vérité… Qu’importe ! je la dirai.

Je m’immole au bonheur de ma patrie ; là où est le péril, là est le dévouement.

L’Ami du peuple ne se gênait pas ; il nommait les masques : imitons-le.

Le plus déhonté des mandataires du peuple, monsieur Billaud-de-Varennes place un foyer de conspirateurs au club électoral, séant au ci-devant évêché ; il parle en Barère de Vieuzac, en baron de Montaut avec lesquels il fait cause commune. Oui, monsieur, Billaud-de-Varennes a raison ; il doit voir des conspirateurs dans les vrais insurgens du trente-un mai. Mais si, comme à cette époque, ils conspirent avec le peuple, l’audace de ses nouveaux ennemis ne leur garantira pas des succès. L’opprobre, l’ignominie les attendent. Engoués du pouvoir qui les enivre, ils le voient éternel en leurs mains, et vont dans leur aveuglement, jusqu’à oublier que tous les plans d’oppression ont échoué avec leurs auteurs contre la force du peuple. Il n’est point d’heureux scélérats chez un peuple qui veut être libre, et qui le sera malgré tout le mouvement que se donnent Barère, Billaud, Vadier, Collot, Amar, Voulland, Bourdon-de-l’Oise, Duhem, Ducos, Montaut, Carrier, etc. etc. Et pour atteindre les traîtres d’un seul coup de filet, tous les membres des comités de salut public, de sûreté générale, du tribunal révolutionnaire, coupables de complicité ou de lâcheté sous le règne de Robespierre, imperator et pontifex.

Républicains, ne cherchons pas ailleurs que dans le gouvernement révolutionnaire l’origine de l’oppression sous laquelle la république a gémi depuis les journées mémorables des trente-un mai, premier et deux juin. Votre confiance à cette époque m’appela au comité d’insurrection ; et comme on pourroit en induire que j’ai servi la plus odieuse des tyrannies, je dois au peuple, je me dois à moi-même une explication franche.

Parmi les citoyens élus pour sauver la patrie dans la révolution du trente-un mai, il y eut des patriotes francs du collier, élus par le peuple, insurgés avec lui pour le maintien des principes et l’établissement d’une constitution républicaine. Il y eut aussi des intrigans, émissaires de la plus destructive des factions. Cette ligue de Caligula, ne vit dans la chute des brissotins qu’une plus vaste carrière ouverte à son ambition. Le comité d’insurrection recéla les germes du gouvernement révolutionnaire, conçu d’avance dans le secret. Les faux insurgens substituèrent à mon insçu Robespierre à Brissot ; au fédéralisme, une dictature révoltante, décorée du nom de salut public. Pour moi, j’étais trop franc pour être initié : on me laissa de côté.

J’insurrectionnai rien de plus. Quand je vis les députés, accusés par la voie publique, dans les liens de l’arrestation, je me retirai ; je me démis de toutes fonctions, et rentré dans le sein du peuple, je demeurai totalement étranger au gouvernement révolutionnaire, si ce n’est à certaines époques où je me fis un devoir de le combattre. Le gouvernement me crut peu capable de remplir ses vues ; il ne me fut proposé aucune mission. Mon éloignement des comités, du tribunal révolutionnaire ; ma nullité absolue, mon séjour aux Madelonnettes depuis le trente-un mai, prouve assez, ce me semble, que j’ai voulu l’insurrection pure et simple. O mes concitoyens ! ne m’accusez pas d’avoir été l’artisan de vos malheurs ; je n’ai pas mérité un si dur reproche. L’horrible dictature de Robespierre ne justifie point la dictature de Brissot ; descendu au-dedans de moi, je n’y trouve aucun remords, je suis tranquille avec moi-même… c’est quelque chose, je crois ?

Je viens de me défendre en accusé. Ai je donc oublié que je me porte accusateur !

Républicains, l’ennemi des brissotins abhorre, exècre les robespierristes. Leur chef n’est plus : On conspire… A qui s’en prendre ? … A Pitt ? à Cobourg ? aux étrangers ? Pitt, Cobourg, les étrangers y sont bien pour quelque chose ; mais derrière eux, j’apperçois d’ambitieux députés se disputant sur les débris des factions la possession du trône. Le despotisme a passé du palais des rois dans l’enceinte des comités. Ce n’est ni le manteau royal, ni la couronne, ni le sceptre qui font haïr les rois ; mais bien l’ambition, la tyrannie. Elle n’a dans ma patrie que changé de costume. Nation légère et versatile ! Jusqu’à quand les noms te tiendront-ils lieu de choses ? Je crois voir clair : le respect dû à la convention nationale, je ne l’étendrai pas sur des mandataires infidèles, si par l’effet de leurs instigations, une autorité légitimement constituée rend des décrets subversibles de toute harmonie sociale. Baisserai-je un front d’esclave devant un code révolutionnaire, palladium ou la tyrannie ? céderai-je à des mouvemens de crainte ? obéirai-je à cet ordre despotique ; le silence ou la mort je n’aurai point cette lâcheté. Les principes consacrés dans la déclaration de nos droits sont supérieurs aux décrets ; ils me crient qu’il faut par-dessus tout être libre, se placer entre le respect dû à la masse ces délégués du peuple, et le respect dû plus légitimement encore à sa souveraineté.

Je me met sous les yeux cette devise :

Vivent les droits du peuple souverain respect à la convention nationale ! à bas les usuippteurs périsse le gouvernement révolu-tionnaire plutôt qu’un principe.

Et j’avance ferme, frappant à bras raccourci sur les dominateurs.

Quelle monstruosité sociale, quel chef-d’oeuvre de machiavélisme, que ce gouvernement révolutionnaire ! pour tout être qui raisonne, gouvernement et révolution sont incompatibles, à moins que le peuple ne veuille constituer ses fondés de pouvoirs en permanence d’insurrection contre lui-même, ce qu’il est absurde de croire.

Esclaves soumis au droit du plus fort ; vieux valets de cour attelés aux chars de toutes les tyrannies ; espèce bipède des égoïstes, des insoucians ; écrivassiers vénals dont le peuple paie chèrement les poisons journaliers ; fanatiques, idolâtres de l’erreur ; intolérans, qui voyez le crime là où n’est pas votre opinion, vous êtes les prôneurs ou les dupes du gouvernement révolutionnaire. Il faut à ses auteurs un prétexte pour légitimer le dictatoriat. Au nom du salut public ils créent une infinité de dictatures en sous-ordre, correspondantes au comité de salut public.

A l’ombre des nuits, dans le silence, sous le secret, sans formalités, l’arbitraire, les haines individuelles embastillent les citoyens par milliers. Les rois révolutionnaires ne peuvent régner s’ils ne corrompent ; il faut faire de l’argent ; le glaive de Thémis devient un poignard ; des loix de sang ont un effet rétroactif ; les plus propriétaires, accusés de feintes conspirations, paraissent devant un tribunal homicide, accusateur impitoyable et sourd è tous moyens de défense ; la conscience criminelle des jurés est toujours convaincue : les oreilles sont frappées d’un seul cri : la mort ! la mort ! le temple de la justice représente l’antre des cannibales, et ces monstres y parlent d’humanité.

Le dernier degré d’avilissement des droits du peuple est atteint. On voit dans l’état l’autorité opprimante et terrible de quelques ambitieux, au-dessus du pouvoir légitime, la Convention nationale On apperçoit des citoyens dépouillés de leurs droits, malheureux, tremblans et muets devant leurs tyrans ; et à cette vue l’on se demande si la France est peuplée de sujets ou de républicains.

Citoyens, jaloux de connoître les loix qui vous gouvernent, n’allez pas demander une définition exacte du gouvernement révolutionnaire à ses partisans ; licencieux sans être libres, féroces sans énergie ; c’est ainsi qu’ils expliquent cette belle invention.

« Deux tiers de citoyens sont des scélérats, ennemis de la liberté : il faut les exterminer. La terreur est la suprême loi ; l’instrument des supplices, un objet de vénération. Si la destruction n’est point constamment à l’ordre du jour, si le glaive cesse d’abatre ; si les bourreaux ne sont plus les pères de la patrie, la liberté court des risques. Elle veut régner sur des piles de cadavres, s’abreuver du sang de ses ennemis. »

Hommes sensibles ! ô mes amis ! ne répliquez pas. Le voyageur se range pour faire place au torrent ; donnez raison aux furieux, car dans les mouvemens exaspérés de leur haine, ils vous victimeroient. C’est à soi-même qu’il faut se dire : « S’agit-il d’exterminer des scélérats, ou de persuader et convaincre des hommes trompés ? les mille et une conspirations sont-elles bien certaines ? ne sont-ce pas plutôt les imaginations qui conspirent ? L’exécuteur des hautes-oeuvres peut-il régénérer la nation, ou ce soin doit-il être confié à la bonne organisation des écoles primaires ? Le gouvernement révolutionnaire amènera-t-il une solution dans les affaires publiques ? Tend-il à exterminer les factions, ou n’est-ce pas au contrat social à nous acheminer vers un ordre de choses durables ? » Ces réflexions sont douces et consolantes ; je m’y complais. Les révolutionnaires vont crier au modérantisme. J’aime beaucoup le modérantisme qui me rend humain, tolérant, réfléchi. Hé bien ! soit, je suis un modéré ; j’ai mérité la haine des grands patriotes du jour, et en cela j’ai recueilli selon mon voeu ; car s’ils m’estimoient, je m’estimerois moins.

Patriotes, restez invariablement attachés aux principes, soutenez un citoyen véridique contre l’or, l’usurpation, l’abus de pouvoir ; il se livre, il s’abandonne à la justice de votre cause. Mais quel calme ! quelle stupeur ! quelle léthargie ! Le silence, le néant planent sur vous. Républicains, vous dormez ! et la contre-révolution veille. De la tyrannie de Robespierre, il n’y a d’éteint que le tyran ; son affreux système lui survit ; depuis le décret atroce qui met hors de la loi innocens et coupables sans distinction, pour jetter un voile sur la plus profonde conspiration, les mandataires continuateurs du tyran, hardis conjurés, méprisés et craints, déposant les masques, contre-révolutionnent sous vos propres yeux. Vous dormez ! et, bien que les ambitieux paroissent sévir contre les prêtres, contre les nobles, les prêtres et les nobles tiennent en leurs mains le salut d’un état dont ils juré la ruine. Vous dormez ! et le poignard de Brutus n’a pas précipité de la tribune Bourdonde-l’Oise, assez osé pour dire en plein sénat, Il ne faut point de dictateur, il faut la dictature Et le poignard d’un assassin, réfute l’opinion de Tallien sur la liberté indéfinie de la presse. Vous dormez ! et sept mandataires inculpés sur des faits de notoriété publique, aussi évidens que l’acte énonciatif des délits de Capet, de Brissot, se défendent en coupables ; quelques-uns de leurs collègues leur servent de défenseurs officieux : si, disent-ils, les sept membres inculpés sont coupables la convention entière a conspiré C’est ainsi qu’on abuse du respect du peuple pour le centre d’autorité légitime, seul point de ralliement des républicains ! Le manteau de l’inviolabilité enveloppe les conjurés. Lecointre, accusateur énergique, est traité de calomniateur, d’insensé on parle d’union, de paix et l’ordre du jour est adopté ; les sept membres inculpés ne lavent point la tache infamante qui les couvre ; forts de la loi rendue contre les calomniateurs, ils ont la lâcheté de ne point traduire Lecointre au tribunal révolutionnaire. Vous dormez ! et les prisons s’ouvrent aux esclaves, se ferment aux hommes libres : on y laisse tranquille Fouquier-de-Tinville, exécuteur des massacres juridiques du tyran. Vous dormez ! et la misère vous poigne, et vous ne cherchez pas à connoître quel démon frappe de stérilité un sol comblé des dons de la nature. Vous dormez ! et l’incendie nocturne des salpêtres de l’abbaye, l’explosion de Grenelle, accompagnés de récits imposteurs, jettant dans quinze cens familles des plus infortunées, la douleur, le désespoir et les larmes, ne vous ont point donné l’éveil. Vous dormez ! et l’aristocratie voit avec joie secrette, le temple, recéler dans Paris la pierre d’attente du royalisme ; et Meudon, Château-Fort forge mystérieusement les foudres conjuratrices. Le député populaire qui ose en concevoir quelque doute, est un Pitt, un Cobourg Vous dormez ! et sous les murs de Paris, les ambitieux ont déjà leurs faisceaux, leurs licteurs, leur garde prétorienne. Vous dormez ! et ce Barère-de-Vieuzac noble et conspirateur né, vous berce de feintes victoires. Je crois à la valeur républicaine : je ne crois pas à Barère. Ce fourbe, qui depuis dix mois crie fanfare à la tribune de la convention nationale, qu’il rende compte a la nation des milliers de poudre, fabriqués et partis sur les frontières, à l’instant où Condé, Valenciennes se prennent presque sans coup férir, qu’il dise si un seul fusil est entré dans le sein du peuple, malgré ce million consacré à l’armement de l’intérieur ; qu’il dise où vont ces armes, que forgent journellement de nombreuses manufactures. Si comme Barère l’annonça tant de fois, nous avons des artisans, des magasins, des camps à l’ennemi : si de nombreux vaisseaux pris aux anglais, sont rentrés dans nos ports chargés de vivres, les armées ont dû s’alimenter du butin du dehors, la consommation de l’intérieur être moindre. Le peuple des artisans, sur lequel pèse la misère publique, n’a pas senti ces heureux effets. Il demande à Barère un état général des prises fates ; il veut qu’il indique les dépôts qui les contiennent. Barére ! ô Larère ! vous n’êtes plus si victorieux. Républicains, vous dormez ! et la Vendée meurtrière, renaît plus formidable de ses débris ; ce coin de terre, imprégné du sang le plus pur, menace encore d’engloutir de nouveaux défenseurs. Vous dormez ! et à la voix souveraine du peuple, l’on substitue des adresses mendiées, tissues de basses flagorneries, finissant toutes par ces mots : Laguerre, la terreur, le gouvernement révolutionnaire restez à votre poste Vous dormez ! et à la société des jacobins dénaturée par des meneurs, est à la merci des ambitieux, qui, de là, dominent le peuple entier. Là, les sénateurs sont tribuns ; les surveillés, surveillans. Cette société sert de point d’appui au gouvernement conspirateur, d’aliment aux factions, de degré aux intrigans. Son vice inhérent est d’avoir deux peuples dans son assemblée : le peuple qui paie, parle dans l’intérieur de la salle ; et le peuple qui ne paie pas, le vrai peuple, le publie, est muet dans les tribunes. Un vice non moins capital, est l’admission des députés dans cette société. Le peuple n’est plus livré à lui-même ; les mandataires prépondêrans viennent aux jacobins se faire chefs de parti ; ils y viennent organiser encore un 9 thermidor, contre la convention nationale. Républicains, vous dormez ! et les quatre vingt cinq départemens, travaillés par la tyrannie révolutionnaire disséminée sur tous les points, ignorent ce qui se passe ici, et ne vous font point part de l’oppression sous laquelle ils gémissent.

Vous dormez ! la république est dans les fers… Citoyens ! citoyens ! sortez de votre assoupissement ! réveillez-vous ! la patrie éplorée vous appelle, patriotes échappés au feu du tribunal révolutionnaire, de l’ENERGIE !.. pour l’amour çie la liberté, et à vos corps dêfendans. L’aristocratie poignarde, vos tûtes sont mises à prix. Armes aux bras ! plumes à la main ! corps à corps ! audace, contre audace ! c’est ici qu’il faut attaquer, harceler, presser vivement l’ennemi, ne lui point donner de cesse. Frondons la tyrannie, publions ses forfaits ; traversons ses sinistres desseins, n’attendons pas qu’elle nous surprenne offensivement, OSONS !.. il n’est plus de danger, l’oubli de nous-mêmes peut sauver la patrie ; les périls, les obstacles, ils cèdent au courage, le dévouement les élude. Tremblez ! tyrans masqués de popularité, la pensée se fait jour après une longue compression, elle aura sur vous l’effet du salpêtre bourré dans un tube. L’homme libre donne l’élan à sa haine contre les oppresseurs, la presse fait ses décharges …. les chefs des conjurés, où sont-ils9 pâles et défaits, ils se traînent dans la poussière, ils exhalent les derniers soupirs, ils ne sont plus.

La nation française respire, ses phalanges nombreuses se rallient autour de l’autorité qu’elle a librement élu, elles forment un rempart impénétrable devant la convention nationale ; le reste impur de ses assassins marche au supplice. Les âmes s’épanche it, se dilatent. La joie, l’enthousiasme sont universels ; aux crénaux du temple des loix, flotte le drapeau tricolor, avec cette légende, que dix mille voix d’hommes libres, dans un concert unanime, portent dans les airs.

Vivent les droits du peuple souverain respect à la Convention nationale ! A bas les usurpateurs. PERISSE LE GOUVERNEMENT REVOLUTIONNAIRE, PLUTOT QU’UN PRINCIPE.

Signé, VARLET.


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