La Bouche de Fer

La Terreur et les projets sociaux

lundi 21 juillet 2008 par E. Axenberg

La Terreur est le principal trait négatif que l’on retire de la période (avec la guerre, quoi qu’en pensent les patriotes). Malgré l’abondance d’études et de polémiques, il subsiste une ambiguïté qui date de la période elle-même. Il faut distinguer en effet la violence populaire de la Terreur, qui est un système de gouvernement. Les Sans-culottes entendaient par le terme de Terreur une action brutale et rapide contre les riches et les spéculateurs en pleine crise économique. Ils y basèrent un mode d’action de « classe » (au sens de l’époque). Ils englobaient dans la même haine le royaliste (c’est-à-dire l’aristocrate) et le spéculateur. La question sociale prédominait dans leur conception de la violence et débouchait ensuite sur le politique. Il sembla, lors du 31 mai 1793, que les députés risquèrent d’être massacrés pour avoir trahi leur mandat, mais les scrupules arrêtèrent la plupart des insurgés. Quoi qu’on pense de cette violence, elle se voulait rapide et parfaitement ciblée. II en alla autrement avec le régime jacobin. Robespierre et les siens n’avaient pas caché leur désapprobation de voir le peuple lutter pour de « chétives marchandises ». Tout au plus admettaient-ils des mesures charitables, mais ils voulaient canaliser la violence vers la contre-révolution intérieure, censée expliquer la faillite et les contradictions du régime parlementaire. En même temps, ils faisaient croire aux Sans-culottes qu’il y avait application de leur souhait du « coup de balai ». En fait, les victimes directes de la Terreur pour des raisons économiques furent ultra-minoritaires. La Terreur ne fut pas l’aboutissement logique de la révolution populaire mais une théâtralisassions pour la vider de ses motifs, masquant ainsi une imposture qu’a aperçue l’auteur polonais Makhaïski qui n’a pas hésité à faire un parallèle entre les terreurs léniniste et jacobine : « Afin d’assurer au peuple l’écrasement des « aristocrates » et autres « contre-révolutionnaires », de montrer que la capitale et l’État se trouvaient bien aux mains des pauvres, les Jacobins avaient mis les riches et les aristocrates sous la surveillance des masses, et avaient eux-mêmes organisé des répressions sanglantes contre les ennemis du peuple. Les “Tribunaux révolutionnaires” des Sans-culottes parisiens condamnaient quotidiennement plusieurs dizaines d’ennemis du peuple, et détournaient l’attention des pauvres par le spectacle des têtes tombant de l’échafaud, alors que ceux-ci étaient toujours aussi affamés et asservis… » [1]. L’exercice de la Terreur eut des conséquences directes : redynamiser l’État et son appareil répressif. Des militants populaires furent intégrés dans des structures contrôlées pour la chasse aux suspects. Lorsque cette opération fut accomplie, on épura ces militants au printemps 1791. La Terreurs ’accentua après cette purge d’exécutants, ce qui montre bien que l’appareil répressif s’était reconstitué. La dynamique du mouvement populaire fut ainsi utilisée de façon atroce sans pour autant correspondre à ses objectifs sociaux. L’autre aspect de la Terreur découle du premier : au lieu d’une cible sociale, on pourchassa tous ceux qui compromettaient la politique du gouvernement. Cette définition large de la contre-révolution finit par perdre son sens. Les suspects ne furent plus terrorisés étant donné l’arbitraire qui les frappait. Tout mécontentement était une trahison et l’on cite le cas de victimes lisant le journal au pied de la guillotine, se vengeant ainsi par la dérision. Un membre du gouvernement, Collot d’Herbois, exprime son étonnement avec une inconscience totale lors de la répression à Lyon : « La hache populaire faisait tomber vingt têtes de conspirateurs chaque jour., et ils n’en étaient pas effrayés » [2]. Aussi, il ne peut y avoir que surenchère : « Voici nos principes. Nous démolissons à coups de canon et avec l’explosion de la mine autant qu’il est possible. f Mais tu sens bien qu’au milieu d’une population de 150.000 individus, ces moyens trouvent beaucoup d’obstacles » [3]. La législation fut sans cesse accentuée vers plus d’arbitraire jusqu’à la Grande Terreur de juin 1794.

Tandis que le peuple, dégoûté, se détournait d’une violence sans objet, le pouvoir était prisonnier de la Terreur : la stopper, c’était reconnaître qu’il avait fait fausse route ou plus exactement qu’il avait servi d’autres desseins que le bien du peuple. Il serait absurde d’attribuer à la seule idéologie cette pratique, comme une anticipation du totalitarisme. C’est là un argument lui-même idéologique et que l’on utilise pour évacuer un certain nombre de problèmes. Ce sont des fonctionnaires qui pratiquent la terreur militaire sous la houlette du « doux » Carnot, et l’on organise les ravages de Vendée avec beaucoup d’officiers d’Ancien Régime comme Turreau. De la monarchie à la République, il y a eu donc continuité d’une même pratique : le crime d’État.

Il est certain que la violence populaire a servi le régime. P. Viola souligne fort justement que ce fut là une des armes du pouvoir jacobin, qui la détourna de son sens : « La capacité du groupe dirigeant du club d’assumer clairement la solution terroriste sans la laisser cependant à la pratique spontanée des ultrarévolutionnaires, mais en la proposant au niveau des institutions, comme réforme de l’État, me paraît le point principal pour expliquer la victoire de l’hégémonie jacobine » [4]. Deux logiques chevauchèrent côte à côte, mais les Sans-culottes perdirent parce que leur lutte se déplaçait du terrain économique vers le terrain politique. Pourtant, la confusion durera. Les militants les plus exaltés virent même dans l’aggravation de la Terreur une lutte utile. La faction des hébertistes est la principale responsable de cette tactique sinistre qui servait en réalité ses ambitions. Avec la liquidation des hébertistes et l’accentuation de la Terreur, il n’y eut plus d’ambiguïté pour les militants populaires, qui rejetèrent le régime.

En province, la situation fut encore plus complexe. Beaucoup de militants s’engagèrent dans la Terreur car ils étaient affolés de se trouver encerclés par la contre-révolution. C’est ainsi que Carrier, le responsable des noyades massives de Nantes, fut trouvé trop mou par les Jacobins locaux ! Même si l’on doit pas écarter le fait que la Terreur rendit encore plus dangereux certains excités, il faut reconnaître que le camp des « bourreaux » est extrêmement complexe et contradictoire. Il en alla de même du côté des « victimes ». On ne conteste plus aujourd’hui la base populaire et parfois spontanée de la « contre-révolution », mais les historiens préfèrent l’expliquer par la persécution religieuse, par le refus de la conscription ou par le conflit traditionnel ville/campagne. En fait, la base de la contre-révolution populaire fut fondamentalement socio-économique. Comment expliquer autrement que des régions anti-seigneuriales et « rouges » comme la Bretagne et le Midi passèrent dans le camp des blancs ? Ce processus remonte avant la Terreur. La poussée des campagnes s’était faite dans un sens bien précis : reconquête des communaux (terres collectives), abolition réelle des droits féodaux (la nuit du 4 août 1789 dite de l’abolition des privilèges fut une farce puisqu’elle prévoyait le rachat), combat antifiscal et bien d’autres revendications. La République défendit toujours les intérêts égoïstes et ploutocratiques des élites. Lorsque bourgeois et nobles se séparèrent, on voulut transférer aux nouveaux notables les bénéfices de l’Ancien Régime et les concessions, de 1789 à 1793, furent toujours arrachées de force. Le pouvoir réprima aussi toute tentative de jonction entre les forces populaires. En 1792, on vit tine formidable union, dans le Midi, des Sans-culottes des villes, Jacobins et paysans qui attaquèrent ensemble les nobles, les prêtres, mais aussi les riches propriétaires bourgeois, ce mouvement gagna plusieurs départements, il suivait la logique de 1789. Mais il fut impitoyablement réprimé par le pouvoir central (alors girondin). Les chefs jacobins de Paris se turent, bien que certains de leurs affiliés fussent victimes de cette politique. La même année, des régions entières repoussèrent le parlementarisme, l’Ouest ne vota qu’à 10% pour la Convention !

Le refus de la conscription, à certains endroits, vient d’un refus hérité de l’Ancien Régime qui faisait refuser d’assumer les guerres royales. Il faut y ajouter des maladresses dans la conscription (tirage au sort, exemption des fils de notables, levée maximale dans l’Ouest…) pour comprendre que ce fut une des causes du soulèvement de la Vendée. Quant à la Terreur antireligieuse, elle traduisit un problème insoluble. Après l’échec d’une église d’État, on vit se développer la déchristianisation assortie de persécutions violentes. Il s’agissait là d’un exutoire pour des militants populaires privés d’une action économique. Elle fut souvent encouragée par la bourgeoisie anticléricale et, à Paris, par la faction des hébertistes. Robespierre freina ce mouvement qui ranimait l’esprit religieux et instaura la liberté des cultes tout en proclamant celui, officiel, de l’Être suprême. En apparence habile, le calcul s’avéra faux. Ce n’était. pas la seule foi qui motivait les campagnes en lutte, mais aussi une conception utilitariste de la religion : le curé était un élément indispensable de la communauté, et la paroisse un des cadres de vie. Il soudait les hommes dans un monde bouleversé. Ce réflexe des communautés de base ne pouvait que heurter l’action unificatrice du pouvoir. En fin de compte, la hiérarchie catholique gagna à cette opposition violente qui lui permit de survivre, alors que le mouvement de 1789 parcellisait le clergé et distinguait les curés des moines ou des riches évêques. La Terreur restaura l’ancien ordre privilégié par l’incompréhension du problème religieux.

Quant à la question de la violence, censée départager les combattants, elle doit être nuancée. Il y eut des excès de part et d’autre, excès qui laissent supposer que les royalistes n’auraient pas été tendres en cas de victoire ! Du côté populaire, Y. M. Bercé a fait une judicieuse comparaison entre la tuerie vendéenne de Machecoul et les massacres de septembre 1792 dans les prisons parisiennes [5]. La méthode laisse deviner des pratiques de la violence beaucoup plus proches qu’on ne le pense. Si la contre-révolution reçut une image de martyr, c’est parce qu’elle ne put institutionnaliser sa violence. Sous la Restauration, Louis XVIII fut réticent à l’égard de la Terreur blanche, ce qui valut à celle-ci l’oubli ou l’absolution des historiens. Pourtant, le véritable problème posé par la Terreur est sa finalité, plus que sa forme institutionnelle.

La Terreur permit surtout au pouvoir de reconstituer l’infrastructure du pays. Il est à noter que cette pratique ne fut pas spécifique aux Jacobins. Sous le Directoire se produisit un coup d’État. Le régime affolé par la poussée royaliste qui risquait de restaurer légalement la monarchie, mit en route la Terreur du 18 Fructidor (4 septembre 1797), au cours de laquelle on purgea avec bien plus de dureté et d’efficacité qu’en 1793 les administrations. Au-delà du nombre de morts, il faut donc distinguer ce qui relève de l’arme politique et étatique et ce qui est dû à l’idéologie jacobine. Cela n’excuse pas cette dernière, mais il faut éviter d’en faire un bouc émissaire commode là où il y eut reconstruction d’un État en quête de stabilité.

Si l’on introduit cette explication, on ne s’étonnera pas que la Terreur ait servi à justifier tout et n’importe quoi dans chaque camp. On vit des terroristes demander l’expulsion des juifs, ou s’appuyer sur des riches paysans et des contre-révolutionnaires. Dans l’autre camp, des métayers vendéens qui avaient tué des républicains à Machecoul en 1793, se réjouissaient d’avoir tué leur propriétaire. Ailleurs, un officier municipal se fit traiter d’« aristocrate » par des croyants en voulant fermer une église. Les historiens de droite établissent à tort une distinction entre « bons » et « méchants » à propos de la Terreur. Il est impossible de justifier un camp ou l’autre par des positions simplistes. Quant à la Terreur jacobine, si elle fut entretenue par une certaine idéologie, n’oublions pas qu’elle fut d’abord une arme politique et administrative aux mains d’un personnel dirigeant. Grâce à celui-ci, l’État de Louis XVI se remit en marche.

Puisque le régime de 1793 se voulait officiellement une accentuation révolutionnaire, ne peut-on dégager des projets de société chez les Jacobins ?

Il faut mettre à part les mesures de dirigisme économique, qui ne furent que des expédients à cause de l’effort de guerre. Pour le reste, peut-on qualifier de pré-socialisme la mise en régie de l’économie, comme dans les mines d’Anzin, ou la mise en place d’une économie égalitaire pour les Sans-culottes comme à Brest ou à Rochefort. Dans ces ports, les militants étaient nourris, distraits et leur vie organisée par les autorités jacobines. Mais on fera remarquer qu’il s’agissait d’endroits stratégiques, d’une haute importance militaire et politique qui exigeaient un soutien sans faille des Sans-culottes (Brest écrasa les chouans des environs). Quant à la région d’Anzin, elle venait d’être reprise aux Autrichiens, et la mise en régie des mines fut une sanction plus qu’un projet réel. Il en va de même avec les fameux décrets de Ventôse (mars 1794) qui prévoyaient la redistribution des biens des ennemis de la Révolution. Il semble bien que Saint-Just ait voulu en faire une arme politique plus qu’un souci égalitaire. De toute façon, trop de choses s’opposèrent à leur application pour en faire un projet jacobin. L’historien marxiste Mazauric est trop préoccupé de se créer un héritage en parlant d’anticipations réelles des Jacobins sur le plan social, tout en les limitant à une « dynamique de l’idée », ce qui est un peu contradictoire [6].

On comprendra mieux le but des théoriciens jacobins (peu nombreux en ce qui concerne le projet global de société) avec des textes comme les Institutions républicaines de Saint-Just. Il y préconisait une société égalitaire où l’État républicain organiserait et contrôlerait les fêtes, le travail, le costume et même le langage. Même si ce texte est posthume, le but de Saint-Just est assez clair. Comme plus tard le bolchevisme, le projet jacobin est assez utopique et finalement contre-révolutionnaire. Il ne prévoit une société idéale, parfaite, qu’après avoir brisé les reins du mouvement populaire. Après seulement, on reconstruit un modèle abstrait sorti de l’imagination d’intellectuels au lieu d’encourager la force créatrice issue de la révolution populaire.

Est-ce à dire que Robespierre était Lénine, voire Staline, comme on l’écrit beaucoup aujourd’hui, et que la Terreur jacobine est responsable du totalitarisme russe ?

En fait, la théorie jacobine est assez incomplète, sans esprit de système. De plus elle suit toujours le cours des événements, car elle naît de la Révolution. Celle-ci fut un véritable laboratoire d’idées et de pratiques dont les siècles suivants auraient dû tirer la leçon. D’une certaine façon, Lénine l’a fait en continuant dans l’impasse de la dictature avec le maximum d’efficacité ! En tout cas, la Révolution française n’est pas responsable de ce que l’on a mal choisi parmi ses multiples propositions. Pour conclure sur ce point, notons que les vrais points de ressemblance entre Jacobins et bolcheviks ne sont pas ceux qui alimentent les polémiques contemporaines. Il y a tout d’abord le sens de la continuité Robespierre sera capable d’entraîner un personnel hésitant, comme le fera Lénine, mais cette redoutable efficacité a une conséquence : la partie la plus idéaliste du discours est sacrifiée devant la pratique (la peine de mort est le point le plus flagrant : Robespierre y était opposé). L’action révolutionnaire est entièrement dominée par l’esprit de conquête politique au point d’en oublier le service du peuple. C’est manifeste au cours de l’année 1791 pendant laquelle le club des Jacobins semble condamné. Il essuie une scission de droite, les Feuillants, et la répression politique semble le réduire. Mais le club commence par assimiler la manifestation du Champ-de-Mars à une provocation, malgré son caractère populaire, et suscite des adhésions en province pour doubler les Feuillants. L’un d’eux, Barnave, reconnaît l’occasion perdue alors que son groupe était donné gagnant : « Les choses ne devaient pas se passer ainsi. Le club des Jacobins était composé d’un grand nombre d’esprits ardents, pour la plupart journalistes ou libellistes, qui mettaient toute leur gloire et toute leur existence à conserver le crédit de leur club et à lui assurer la victoire ; ils firent des efforts incroyables pour se soutenir » [7]. A cette action extérieure, il faut y ajouter une épuration régulière pour éviter toute aventure. C’est ainsi que l’Enragé Varlet fut exclu pour « excès de civisme » ! Mais, à force de vouloir se sauver soi-même, le club ne pouvait sauver le peuple. Comment ne pas s’ériger en autocrates lorsqu’on sacrifie ou traite de provocateurs ceux qui ne servent pas le groupe leader ?

Il est une autre comparaison qui est trop souvent négligée, c’est que les gouvernements révolutionnaires, contrôlant la révolution par un état-major, n’ont dû leur succès qu’en suivant l’évolution de l’État moderne, tout en lui accordant les plus grandes facilités d’extension. Cet État triomphera au XXe siècle, mais ce fut un succès administratif et non révolutionnaire, ce qui explique l’échec pour instaurer une société plus juste par son intermédiaire.

On pourra objecter que tous les traits que nous avons relevés conquête opportuniste du pouvoir, usurpation par les intellectuels, dictature étatique, sont assez caractéristiques du totalitarisme et que les Jacobins ressemblent aux bolcheviks avec moins d’esprit de système. En fait, il y a une différence de doctrine qui explique l’échec des Jacobins. Alors que la théorie léniniste considère le peuple comme immature et justifie l’usurpation du pouvoir par un stade historique, la doctrine jacobine emprunte à la pensée de Rousseau une dialectique de la liberté qui était esquissée dans le Contrat social La stabilité du système nécessite un ordre intermédiaire entre l’obéissance et l’agitation. Les riches doivent craindre sans cesse le retour de la guerre civile tandis que la pression de la rue reste contenue. Les plus sincères des Jacobins et Saint-Just put écrire : « La Révolution est glacée ». En effet, cet ordre instable est impossible à maintenir, la pression des Sans-culottes ne pouvait durer indéfiniment parce que la force créatrice d’une révolution est toujours éphémère et que les militants populaires ne pouvaient accepter de jouer en permanence le rôle de faire-valoir.

Dès lors que leur mouvement fut canalisé puis décimé, les Sans-Culottes tombèrent dans la passivité. Ce n’est pas un point de détail philosophique : alors que les régimes totalitaires prétendent contrôler le temps et le stopper, le régime jacobin, lui, fut bâti sur l’éphémère. Robespierre se refusera toujours à doter de pouvoirs absolus les comités comme s’il voulait faire durer la dictature par l’épreuve des crises politiques et non par des institutions stables. C’est pour cela que le jacobinisme, sous sa forme pure, ne survivra pas à la Révolution. Le régime jacobin ne fut pas une naissance du totalitarisme, mais celle de pratiques totalitaires dans l’exercice du pouvoir ; c’est tout de même suffisant pour n’avoir aucune complaisance à son égard !

[1] Makhaiski : Le socialisme des intellectuels Paris, 1979, p. 229.

[2] Collot d’Herbois : Lettre à Duplay père in Les gauchistes de 89, P. Kessel, Paris, UGE, 1969, p. 231.

[3] Collot d’Herbois : Lettre à Duplay père in Les gauchistes de 89, P. Kessel, Paris, UGE, 1969, p. 231.

[4] P. Viola : Sur le mouvement populaire parisien de février-mars 1793, AHRF, 1974, pp. 503-518.

[5] Y. M. Bercé : Croquants et nu-pieds Paris, 1974, p. 156.

[6] C. Mazauric Histoire de la France contemporaine Paris, 1978, Tome 1, pp. 290-292.

[7] Voir à ce sujet : Barnave, Œuvres Paris, 1843, 4 volumes.


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