La Bouche de Fer
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Soleil Noir

Soleil Noir était le titre d’un fanzine anarchiste qui eut 18 numéros entre 1990 et 1995. Il s’intéressait à la littérature, aux nouvelles, à la musique, l’histoire, la bande dessinée….

Ce sont les textes publiés dans ce zine que nous proposons de retrouver ici.

Articles de cette rubrique


Camille Pissarro (Soleil Noir n°10 - Septembre 1992)

lundi 28 juin 2010 par Felip Equy

A la fin du XIXe siècle, les idées anarchistes eurent une influence notable non seulement dans le monde ouvrier mais aussi dans les milieux littéraires et artistiques. Nombreux furent les écrivains et les peintres qui s’enthousiasmèrent pour l’idée de révolution sociale. Pour certains ce ne fut qu’une mode, ils abandonnèrent leur idéal quand vinrent succès et fortune. Mais d’autres restèrent fidèles toute leur vie à l’anarchisme. Parmi ceux-ci, on trouve Camille Pissarro dont on célèbre cette année le centième anniversaire de la mort.



Comment fabriquer un « mythe »

André Marty (Soleil Noir n°02 - Septembre 1990)

mardi 15 juin 2010
Pourquoi consacrer une étude à un personnage bien oublié comme André Marty ? L’échec du marxisme est aujourd’hui connu, mais cette évidence ne doit pas faire oublier les impostures historiques sinon les mêmes mythes risquent de resurgir après une période d’oubli. Dans son roman Pour qui sonne le glas ? (...)


Jaroslav Hasek (Soleil Noir n°04 - Mars 1991)

vendredi 11 juin 2010 par Y. B.

« C’est dans mon pays qu’un écrivain génial mais complètement dégénéré et abruti d’alcool a écrit le plus grand roman comique des cent dernières années… L’auteur s’appelle Jaroslav Hasek, et son livre : Les aventures du brave soldat Chveik. Nul monument ne lui fut élevé dans la capitale de la Tchécoslovaquie, mais cette figure du brave soldat Chveik vit et vivra. » Ernst Weiss (1933)



Benjamin Péret (Soleil Noir n°16 - Avril 1994)

Le signe ascendant de la révolution d’abord et toujours
jeudi 10 juin 2010 par Alfredo

Benjamin Péret est né le 4 juillet 1899 à Rézé (petite ville située au sud de Nantes). Il compte donc parmi ces « écrivains » dont on dit qu’ils sont nés avec le siècle. Autre signe distinctif, il fera partie de ces nombreux jeunes gens qui de 1914 à 1918, dans la boue des tranchées et le bruit de la canonade, avec des forêts de barbelés pour tout horizons, apprendront à leurs dépends « les bienfaits du progrès et de la civilisation ». L’expérience traumatisante de la guerre laissera d’importantes séquelles sur toute une génération.



The miners’ strike (Soleil Noir n°10 - Septembre 1992)

mardi 8 juin 2010 par Cyril

En mars 1984, les mineurs affiliés au puissant syndicat NUM (National Union of Mineworkers) entamaient une grève très dure pour lutter contre le démantèlement de leurs puits. Appliquant la tactique des piquets volants, ils vont chercher, comme en 1972, à provoquer le débrayage d’un maximum de houillères. Face à eux, ils trouveront une police surentraînée et suréquipée depuis les émeutes de 1981.



Polar

Jean Amila (Soleil Noir n°06 - Septembre 1991)

lundi 7 juin 2010 par Y. B.

Né en 1910, Jean Amila est souvent considéré comme le vétéran du roman noir français. Mais ce qualificatif ne doit pas faire oublier que ses livres n’ont rien perdu de leur intérêt.



Bagnes en Guyane (Soleil Noir n°07 - Décembre 1991)

dimanche 6 juin 2010 par Daniel

Le traitement des « déviants » dans nos sociétés a toujours donné lieu à de profondes horreurs. Le raffinement dans la répression et la cruauté au détriment de solutions moins aliénantes au problème carcéral, font partie des lieux communs. Les bagnes français sont même inscrits dans notre mémoire collective.



Tony Hillerman (Soleil Noir n°05 - Juin 1991)

mardi 29 septembre 2009 par Ana

Son enfance est celle d’un « Petit Blanc » dans un village de « 70 habitants, 15 maisons, une filature de coton et une épicerie générale » (tenue par son père), dans l’État de l’Oklahoma, pendant les difficiles années 30. Il va à l’école indienne. Lorsqu’il arrive en ville, il est assimilé « indien » et en garde l’indélébile sentiment « de ne pas appartenir à la classe des privilégiés ». La guerre : blessé en Alsace, convalescent à Aix-en-Provence, il la termine en transportant du matériel sur les routes d’Arizona où il rencontre ses premiers Navajos en 1945.

Démobilisé, il s’inscrit à l’université d’Oklahoma pour y étudier le journalisme, il obtient son diplôme et entre à la United Press.

En 1952 il est muté chef de bureau de l’agence de Santa Fé (Nouveau-Mexique). Là, il retrouve la culture indienne et s’y plonge. Comme il est un admirateur de Chandler, Eric Ambler et Graham Greane et qu’il a envie d’écrire, le tout se cristallise et donne : La Voie de l’Ennemi qui ne rencontre d’ailleurs pas un succès immédiat :

« Si vous tenez vraiment à contribuer à écrire, oubliez les Indiens, Ils n’intéressent personne ». Il s’entête. Le livre est publié en 1970.

En 1974 il quitte la United Press pour un poste d’enseignant à mi-temps à l’Université du Nouveau Mexique. Il écrit des articles dans la presse locale et un deuxième bouquin : Là où dansent les morts qui a remporté le prix Edgard Allan Poe Award en 1979 et le Grand Prix de la littérature policière en 1987…

Dix polars à succès après, Tony Hillerman est aujourd’hui au programme des écoles indiennes de la Grande Réserve. Joe Leaphorn et Jim Chee, ses deux policiers navajos, y sont très populaires, en particulier parmi les jeunes parce que « pour une fois les Indiens sont de vrais héros qui sortent toujours vainqueurs ».



May la réfractaire (Soleil Noir n°09 - Juin 1992)

jeudi 24 septembre 2009

Nombre de vieux anars nous ont quitté cette année 1992 et, à quelques exceptions près, peu d’entre eux nous ont laissé un témoignage écrit de ce que furent leurs espoirs et leurs luttes. May Picqueray avait, à 81 ans, éprouver le besoin d’écrire ses mémoires : « Je ne sais pas si je le laisserais publier (son livre). Il ne peut être pour moi qu’un acte militant. Je ne raconte ma vie ni par vanité, ni pour m’attendrir. Mais je veux savoir, non pas si j’ai réussi ma vie, mais si j’ai éte fidèle à mes idées et si j’ai bien servi ma cause ».



Chester Himes : de Harlem à Paris (Soleil Noir n°07 - Décembre 1991)

mercredi 23 septembre 2009 par Philippe

À sa disparition, au début des années quatre-vingts, Himes laisse derrière lui une œuvre riche. Ses portraits de Noirs, confrontés à l’Amérique blanche, ne sont pas manichéens. Pour ceux qui ont de l’odorat, voici l’occasion de retrouver l’originalité d’une pensée noire et aussi la preuve de l’absurdité du racisme.





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